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Les éditos :

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Les réseaux asociaux

Le réseau asocial

Le récent rachat d'un (gros) réseau asocial par un éditeur privateur de liberté, pour une somme totalement indécente, témoigne une fois encore de l'appétit féroce de nos amis américains dans les données du reste de la planète - Europe en tête. Avec l'invasion de plus en plus massive de spywares (pardon : «d'outils de télémétrie») dans les derniers systèmes d'exploitation non libres, le hold up planétaire continu donc de plus belle, car chez les requins aussi, l'appétit vient en mangeant...

On aura pourtant beau avoir expliqué, pendant des années, que la gratuité des réseaux asociaux (et du web en général) se paie sur la revente des données des usagers, certains semblent tardivement découvrir les joies de l'esclavage numérique à être vendu au plus offrant, sans la moindre considération ni politesse. C'est d'autant plus risible dans le cas présent que le feu couvait quand même depuis quelques années déjà, et que ce n'était pas la première tentative de rachat d'un réseau asocial par une entité. Les révoltés et les trahis pourront toujours crier au scandale et gémir à tout va : la morale ou l'éthique ne font pas partie des conditions d'utilisation des services en ligne, et personne ne demande à un produit s'il veut être vendu !

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Mais que les choses soient bien claires : il ne s'agit pas ici de dénigrer le fait que des gens normaux veuillent communiquer entre eux pour se rassurer. C'est humain, et bien avant l'arrivée des réseaux asociaux, l'informatique était déjà un formidable outil de communication et de partage. Quant à observer aujourd'hui des parents exposer leurs enfants sur le net sans la moindre jugeote, ou des adolescents jouer les stars avec des amis aussi virtuels que passagers, on se rappellera que comme usenet ou IRC à leur époque phare, un outil numérique ne peut offrir plus que le niveau intellectuel de ses utilisateurs/utilisatrices...

La petite différence entre hier et aujourd'hui, c'est que l'informatique n'oublie plus rien. La géolocalisation permanente de nos appareils mobiles loués (et soigneusement bridés) permet à des firmes étrangères de nous pister comme des chiens, 24h/24h, 7j/7j, avec un pouvoir de nuisance effarant sur nos vies et la vie de notre entourage. Les réseaux asociaux font ainsi pleinement partie d'une guerre économique invisible qui se joue derrière nos écrans et nos claviers, et que nous sommes en train de perdre, la faute à une Europe qui n'a toujours pas compris les vertues du protectionnisme. Bizarrement, nos amis anglo-saxons n'ont pas ces états d'âme - on se demande bien pourquoi...

Mais les réseaux asociaux ne sont pas une fatalité. D'abord il existe de vrais réseaux sociaux qui vous respectent, comme Diaspora par exemple, où vous pouvez facilement vous inscrire via le lien de FramaSoft. Ensuite si vous cherchez à être présent sur le net, rien ne vous empêche de tenir votre blog (journal personnel) via des CMS (système de gestion de contenu) de type WordPress, Joomla, SPIP, Typo 3 (ou autres...), lesquels s'installent en un clic de souris chez les hébergeurs, et coûtent quelques euros par mois. Pour qui veut communiquer et rester maître de ses données sans trop se fatiguer, c'est une solution qui respecte tout le monde, et pas si compliquée que cela à mettre en œuvre. Ensuite cela reste un choix personnel : vendre sa liberté (et celle de ses proches) pour la facilité immédiate d'un réseau asocial qui vous déroule le tapis rouge pour mieux vous poignarder ensuite, ou prendre toute de suite son informatique en main, et faire le petit effort d'apprentissage qui s'impose.

Le réseau asocial

Mais la vraie force des réseaux asociaux repose surtout sur le conformisme ambiant qui consiste à singer son voisin sans bien comprendre les implications pour soi et ses visiteurs. Prenons l'exemple d'un site de tourisme qui diffuse sa propagande par ce biais. Si vous faites partie du même réseau, l'accès à la page sera transparent. Mais si en revanche vous êtes un dangereux asocial/psychopathe/terroriste (cocher la/les caze-neuves), et bien vous aurez droit à un superbe popup (fenêtre surgissante) couvrant la page, vous enjoignant au plus vite à rejoindre la grande fraternité des esclaves soumis et dociles pour pouvoir consulter la suite du document ! On n'est plus ici dans un marketing viral bon enfant, mais bel et bien dans la prostitution gratuite de son entourage et de ses visiteurs, et ça malheureusement, beaucoup d'usagers des réseaux sociaux semblent tout au moins l'ignorer, sinon l'avoir oublié depuis longtemps ! C'est d'autant plus dramatique comme attitude, que cela prive tous les internautes qui refusent de se soumettre d'un contenu culturel parfois intéressant, passionné et passionnant. On parle beaucoup d'égalité du net en ce moment, en débattant sur les bridages matériels et/ou logiciels, mais on oublie que les réseaux asociaux (et bien d'autres services sur la toile) créés des inégalités de fait, et de masse, en bridant tout simplement l'accès au support de communication.

Autre tendance malsaine constatée : les réseaux asociaux tendent de plus en plus à imposer des programmes à part sur les machines, ce qui leur permet de faire fî des restrictions propres aux navigateurs internet, et d'accéder ainsi à l'ensemble du disque dur et des données. Autant de chevaux de troie potentiels qui ne disent pas leur nom - et toujours aucune réaction des instances européennes pour arrêter le massacre des bébés phoques...

On rappellera enfin que c'est grâce aux réseaux asociaux que nous avons droit, depuis quelques années, à des avertissements aussi débiles qu'abscons sur les cookies tiers à chaque site internet que nous visitons (c'est particulièrement pénible quand vous êtes en navigation privée, qui devrait être la norme de fait et non l'exception). Pour ceux qui auraient raté ce moment historique de connerie numérique, cf. édito «les cookies de la honte» sur ce site pour les explications techniques et le reste ! Pour info, depuis le précédent édito, rien n'a bougé - l'Europe continue là encore de faillir complètement à la protection numérique de ses citoyens !

Au final, disons les choses telles qu'elles sont : le web asocial 2.0 est une escroquerie en puissance. Si les réseaux asociaux offrent aux gens un moyen de créer rapidement et gratuitement leur page web, pour ensuite spammer et/ou «liker» à tout va, on est aux antipodes d'un petit jeu anodin pour adulte ou adolescent. Le but est bel et bien de voler purement et simplement des données à des gens conditionnés à la (fausse) gratuité de l'informatique sous toutes ses formes. Quand à la notion de mise en relation que certains veulent afficher côté pro pour justifier leur existence, on rappellera que ce ne sont pas les autres moyens de communication qui manquent sur le net, et que les réseaux asociaux ne sont en rien indispensables à une vie personnelle et professionnelle épanouie et évolutive ! Entre l'illusion entretenue et l'entretien de l'illusion, la maxime des réseaux sociaux se résume finalement bien à celle du commerce en général : «Vas-y : vend moi du rêve !»

Pour nous, qui pensons comme Richard Stallmann «qu'avoir le choix de son dictateur, ce n'est pas la liberté», vous aurez compris que les réseaux asociaux actuels ne nous conviennent pas, ni sur le fond, ni sur la forme. Nous espérons simplement que les gens finiront par se tourner vers Diaspora ou tout autre réseau réellement social, c'est-à-dire respectueux de ses usagers.

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