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Les éditos :

(permalien : )

Avertissement : les éditos n'engagent que leurs auteurs respectifs, ni l'ensemble du LUG68, ni les autres associations libristes du département.

Attestions de Pâques !

À défaut d'œufs en chocolat, le lièvre nous aura donc livré une nouvelle attestation de confinement, moins de 48h à peine après une première mouture. L'histoire ne précise pas si c'était le cabinet McKinsey, celui-là même qui conseillait les groupes pharmaceutiques pour vendre plus d'opiacées aux américains (affaire réglée par un accord de 573M$ avec les autorités US), qui était sur la brêche ce dimanche. Toujours est-il que nos politiques ne sachant plus gouverner, c'est donc ce cabinet qui s'occupe «gratuitement» de les conseiller, et de gérer les confinements sucessifs, dont les français sont si friands, et dont chacun mesurera la redoutable efficacité !

Nouvelle attestation dérogatoire :

L'analyse du document officiel vient rapidement démontrer un énième bricolage. Ainsi au lieu d'utiliser les caractères UTF-8 263C (soleil ☼) et 263D (lune ☽), l'auteur a utilisé un pixmap de qualité médiocre côté lune, et deux objets groupés pour créer l'image du soleil. Comme disent les shadocks : «Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliquer ?!»  Idem pour les autres éléments graphiques, qu'il faudra «rebricoler» au prochain changement.

Le problème de fond reste le même : en bureautique, on cherche d'abord à faire des documents intéropérables, facilement modifiables, utilisant au maximum les possibilités du logiciel, comme la numérotation automatique, ici joyeusement snobée. Idem côté tableaux, largement sous-employés dans le document officiel, et pourtant bien plus interopérables dans la pratique, surtout avec des champs de formulaires.

Bref, ne vous étonnez pas du petit changement de rendu, entre le document officiel et le nôtre : à l'exception du logo de l'application «Stop rien du tout», et de son texte de propagande respectif, le contenu est bien le même ! La seule différence, c'est que nous aimons l'efficacité...

Attestation de déplacement professionnel :

Là c'est carton rouge direct : le document officiel présente des notes de fin de page qui ne correspondant pas aux renvois respectifs ! (on a fait les captures au cas où certains effaceraient les preuves). Nous avons évidemment corrigé dans le modèle que nous vous proposons ici, mais osons le dire clairement : quant on pense que ce document devra être manuellement corrigé par toutes les entreprises de France et de Navarre, parce qu'un stagiaire ne sait toujours pas faire de simple Notes de fin de page, c'est pathétique... Vous dites ça à un allemand, ou à un coréen du Sud, il croieront à une plaisanterie.

Attestation de déplacement scolaire :

Pourquoi ne pas avoir fait une version A4 contenant 2 pages A5, comme nous l'avons fait ici ? Réflex vert : 0 ! Ensuite le document officiel est là encore un brouillon plutôt infâme, qu'on a essayé de déchiffrer au mieux, mais il rejoint pleinement la devise Shadok de tantôt. Maintenant avec 4 semaines de vacances anticipées, bonne chance aux parents, surtout à ceux en télétravail.

Sinon pour ceux et celles qui le peuvent encore (comprenez dans un rayon de 10km autour de Murbach), n'hésitez pas à venir vous détendre un peu dans nos réunions informatisées à Murbach, dans la joie et la bonne humeur, ou chez notre partenaire de Kunheim !

Vol au dessus d'un nid de coucous

Suite au retour annoncé de Richard Matthew Stallman, le papa des Logiciels Libres, dans le Conseil d'Administration de la Free Software Foundation (la fondation qui gère les logiciels libres GNU, et la licence GPL qui s'y rattache), de nombreuses voix de protestations se sont élevées sur le web, demandant non pas juste la démission de l'intéressé, mais l'éviction pure et simple de l'ensemble du CA.

On passera sur les reproches faient à RMS, entre les propos sortis du contexte, et le droit de l'individu d'avoir aussi sa propre opinion sur des sujets de société - droit fondamental de plus en plus remis en question par les ayatollah du web qui devraient d'urgence consulter.

Sinon on connaît bien les nombreux reportages avec RMS, où le personnage apparaît plutôt jovial, et n'hésite pas à se mettre en scène de manière parfois «décalée», histoire d'amuser un peu la gallerie. Cela étant, Stallman n'est ni un gourou ni un clown de service, et l'individu affiche un sérieux parfaitement argumenté dès qu'il s'agit de défendre la vision humaniste et progressiste des Logiciels Libres, dont beaucoup de gens ignorent toujours qu'ils étaient la norme à l'aube de l'informatique, dans les années 60, avant que microsoft et apple ne décident un jour de fermer les codes sources, dans les années 80...

On remarquera en outre que pendant l'absence de Stallman, aucun acteur de la FSF n'a pris sa place côté communication. Le fait est que ceux qui le dénigrent, le critiquent, ou dénoncent ses propos, n'ont pas fait avancer le débat d'un poil, dans ces deux ans écoulés. Et les GAFAM d'en avoir largement profité pour continuer à miner tranquillement le web et nos libertés individuelles, avec un niveau de censure jamais atteint, et une complicité de plus en plus marquée avec des gouvernements totalitaires, des deux côtés de l'Atlantique, dans le but non avoué, et non avouable, de faire la chasse aux véritables opposants politiques !

Reconnaissons en outre à RMS le fait d'être particulièrement redoutable quand il s'agit de débattre et de défendre son point de vue ! Ainsi la voix de Stallman a manqué au web, et il est évident que nos adversaires doivent particulièrement redouter le retour de ce personnage haut en couleur, qui ose dire à voix bien haute tout le mal qu'il pense des logiciels et services privateurs de liberté !

Quant à ceux qui prétendent que la vision de RMS n'est plus d'actualité, ils sont complètement à côté de la plaque : elle n'a jamais été aussi juste et aussi utile qu'en ces temps troublés, où dire la simple vérité est devenu un acte de résistance, pour paraphraser le roman d'Orwell. Et ce ne sont pas les lanceurs d'alerte, persécutés tantôt par leur hiérarchie, tantôt par nos gouvernements de voyous, qui viendront prétendre le contraire !

Cette censure du web des GAFAM aura au moins eu le mérite de prouver aux incrédules que nos hochets numériques de poche et autres précieux, présentés comme inoffensifs, cachent en fait une véritable arme de destruction massive de nos démocraties et de nos économies. Quant à ceux qui osent édicter des lois d'extra-territorialité pour venir renifler nos données, partout et en permanence, ils devraient tout simplement être bannis ou tout au moins tenus en laisse courte, dans n'importe quel état démocratique qui se respecte ! On en est bien loin. Et ce n'est pas en faisant semblant de coller des amendes ou des taxes dédiées, déjà minables dans leur montant, et fondamentalement débiles dans leur logique, qu'on réglera ce problème majeur.

Qui plus est : beaucoup de ceux qui critiquent aujourd'hui Stallman ne sont même pas des «libristes», mais des «open sourcistes» - comprenez des gens qui n'en ont rien à faire des 4 libertés fondamentales du Logiciel Libre, et qui ont bien plus d'affinité avec l'OSI qu'avec la FSF ! Le fait est qu'on n'est plus dans les années 91, où les libristes étaient essentiellement des ingénieurs et chercheurs passionnés, travaillant sur leur temps libre pour créer une alternative au monde privateur de liberté. Le monde du Libre s'est dépuis largement professionnalisé, et avec le succès du noyau Linux, qui a attiré à lui tous les gros acteurs de l'informatique, nombre de développeurs sont aujourd'hui salariés de sociétés privées, pour lesquelles les Logiciels Libres et leur philosophie de partage du logiciel et du savoir restent l'ennemi public numéro 1 !

Ce n'est pas pour rien que ces gens continuent de faire la promotion de l'open source industriel, en achetant du journaliste sur étagère, tout en dénigrant soigneusement les Logiciels Libres et les libristes qui vont avec ! Bref, si vous ne vous en étiez pas encore aperçus, le fait est que beaucoup de ces «open sourcistes» tentent régulièrement de se faire passer pour des «libristes» qu'ils ne sont pas / qu'ils ne sont plus / qu'ils n'ont jamais été / et qu'ils ne seront sûrement jamais ! Il faut juste le savoir, et juger les gens sur ce qu'ils font réellement, et non sur ce qu'ils prétendent être. Et ce n'est pas parce que vous êtes adhérent à la FSF que la règle change - la stratégie invisible de venir pourrir le fruit de l'intérieur n'est pas nouvelle.

On se souviendra ainsi, par exemple, du cas Brendan Eich, créateur du langage Javascript, qui travaillait à l'époque chez Mozilla. En 2014, ce dernier a été poussé à la démission pour s'être simplement opposé au mariage pour tous, en Californie, ce qui était pourtant sa liberté de penser la plus élémentaire - en plus d'être liée à sa vie privée ! Comprenez que si Mozilla végète depuis le départ de cet ingénieur talentueux, et de bien d'autres, ce n'est pas sans raison... Et quand on compare le Firefox OS de l'époque, fonctionnel dès sa première version sur smartphone, avec un pinephone qui ne marche toujours pas de manière optimale, après plus d'un an de bidouillage, on mesure d'autant plus l'ampleur du désastre planétaire qu'ont ces chasses aux sorcières puritaines sur nos vies numériques ! Ainsi le torpillage de Firefox OS restera, sans aucun doute, le pire désastre qu'ait connu le monde du Libre depuis sa fondation.

Enfin, et c'est sûrement l'élément le plus abject dans les reproches faits à Stallman : ceux qui utilisent encore l'affaire Epstein oublient de préciser le nombre de fois où M. Gates a embarqué dans le jet privé de son grand copain Jeffrey ! Parce que s'il faut vraiment taper sous la ceinture, nul doute que nos premières fortunes mondiales ont largement plus de casseroles honteuses à cacher, et dans des proportions autrement plus dantesques ! Le «suicide assisté» d'Epstein, dans sa prison où les caméras sont tombées en panne et les deux surveillants étaient aux abonnés absents, témoigne bien de la peur au ventre de certains, et des procédés utilisés pour cacher les mœurs toujours plus dépravées de nos élites de basse-cour.

En conclusion, qu'on aime ou non le personnage, RMS a toute sa place à la FSF, et a son mot à dire à la tribune. Vouloir lui enlever ce droit de s'exprimer, c'est faire le jeu pur et simple des GAFAM qu'il combat courageusement depuis toujours. Et s'il y avait un reproche à faire, ce serait plutôt envers une FSF qui a particulièrement brillé par son absence de communication, depuis la démission de l'intéressé en 2019 - démontrant bien que la stratégie de l'autruche, avec les GAFAM, ça ne marche pas ! Comprenez qu'il vaut toujours mieux un discours audible, même parfois imparfait, que pas de discours du tout !

On espère donc avoir bientôt des nouvelles de RMS, et relire/revoir ces coups de gueule anti-GAFAM qui nous ont tant manqué !

Attestion du matin, chagrin. Attestation du soir, foutoir !

Voilà donc non pas la, mais LES nouvelleS attestationS au format OpenDocument, toujours inconnu des services publics, soumis aux GAFAM par leur hiérarchie.

Dans l'attestation originale de 6h à 19h sur gouv.fr, la première chose qui frappe, c'est l'absence totale de compartimentation visuelle entre les différentes parties, renforcée notamment par une numérotation continue qui n'a pas lieu d'être, ce qui a obligé ici à corriger nos petits stagiaires de l'élysée et de matignon, en faisant simplement un clic droit > Puces et numérotations > Recommencer la numérotation...

Et oui : c'est si simple sous LibreOffice Writer !

Ajouter un tout petit filet de séparation, côté Titres, et le document gagne tout de suite en clarté ! On appréciera ainsi le manque d'imagination chronique de nos génies de la mondialisation «heureuse» (pour les banquiers, mais ça, c'était pas précisé au départ...) !

Autres bizarreries : un caractère «:» qui traînait inutilement dans un des titres + la majuscule non accentuée dans le document officiel déjà signalée - mais toujours pas corrigée. Gardons courage : dans 3 mois peut-être, Flash le paresseux aura enfin retrouver le bouton Suppr de son clavier, et aura appuyé 2x dessus ? À noter enfin l'absence de texte, dans la dernière partie, qui n'est pas une erreur du modèle. De toute évidence, nos stagiaires auront manqué d'inspiration. Tout comme leur triste hiérarchie, en fait.

Au final, le contribuable sera heureux de constater, une nouvelle fois, le niveau toujours nullissime en bureautique des auteurs de ce document, distribué en millions d'exemplaires, et maintenant doublé en deux versions, dont une sur deux pages (soit 3 pages au total contre une au départ, histoire de simplifier les choses). On voudrait ridiculiser la fonction publique, on ne s'y prendrait pas autrement !

Quoi qu'il en soit, cela fait des années que nous expliquons que LibreOffice n'a rien à envier à ses concurrents, et qu'il ne sert à rien de dépenser des fortunes en centaines d'€ par poste client, pour aller bâfrer un GAFAM qui ne demande que ça. Vous en avez ici la preuve évidente, et depuis plusieurs mois maintenant. À bon entendeur !

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