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AGENDA 2018

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Les rendez-vous à ne pas manquer !
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Les éditos :

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Foire Eco-Bio 2018

Foire Eco Bio Colmar 2018

Nous aurons l'immense joie et privilège, avec nos partenaires de Kunheim et Wintzenheim, de participer à la 37ème Foire Eco-Bio de Colmar, au parc expo, du 10 au 13 mai. Un grand merci aux organisateurs de nous accueillir une nouvelle fois, dans une ambiance sympathique et particulièrement conviviale ! Le thème de cette année est «Quel futur pour quel travail ?», qu'on pourra bien entendu inverser, le futur de demain étant produit avec les outils d'aujourd'hui. Et parmi ces outils, l'informatique reste sans conteste le pilier stratégique principal de nos économies, sur lequel repose tous les autres domaines, avec des logiciels libres qui permettent de reprendre le contrôle de nos machines, loin de la prostitution numérique de plus en plus infâme des GAFAM.

Petit changement cette année : nous ne distribuerons plus d'image GNU/Linux en 32 bits via notre DVD bootable. L'image DVD contiendra donc deux images ISO : celle de la dernière Ubuntu 18.04 LTS (support à 5 ans donc jusqu'en 2023) et de la Linux Mint 18, avec bien entendu un tas de logiciels libres pour Windows pour combler le reste du DVD (parce qu'on n'aime pas non plus le gaspillage).

Autre nouveauté : pour ceux qui voudraient passer au libre, nous proposons désormais l'installation de GNU/Linux à côté ou en replacement de votre OS préinstallé pendant la foire. Bien entendu, nous visons ici des portables avec au moins 2Go de RAM et un processeur double coeur. Comptez 2h à 4h environ, suivant le trafic sur le stand. Vous n'êtes pas obligés de rester sur notre stand pendant l'installation, vous pouvez très bien nous déposer la machine et aller profiter de la Foire. Par contre, nous exigeons de ceux qui nous laissent leurs précieux en dépôts qu'ils aient au moins fait la sauvegarde de leurs données chez eux, sur un disque USB amovible, au cas où l'opération se passerait mal. Normalement, il ne doit pas y avoir de problèmes, mais on ne sait jamais. Et puis on ne le dira jamais assez : la sauvegarde, c'est O-BLI-GA-TOI-RE ! (et oui...)

En tout cas, nous espérons bientôt vous retrouver sur notre stand, et qui sait : vous repartirez peut-être même avec un manchot dans votre ordinateur ?

A bientôt !

La révolution manquée du numérique

Il est des révolutions qui réussissent et d'autres qui échouent. Et la révolution du numérique, qu'on nous annonçait comme le Graal contre l'échec scolaire, peut sans conteste être définitivement classée dans la seconde catégorie. Essayons donc de comprendre pourquoi.

L'arrivée progressive des tableaux numériques dans les classes, a effectivement changé la manière d'enseigner, en amenant l'internet et les cours numérisés à portée des élèves. Cela étant, un élève de 4ème-3ème a toujours autant de mal à comprendre et appliquer les théorèmes de Pythagore et de Thalès, et les milliers de sites web traitant du sujet n'ont rien changé à l'affaire. L'accès au web peut certes aider à comprendre des concepts, mais il ne remplace en rien le fait de devoir apprendre des formules, et de devoir faire des exercices sur papier pour s'entraîner à les maîtriser !

En outre, le monde virtuel ne permet pas de remplacer la simple expérience physique de porter un poids de 1kg. Vous aurez beau chercher des artifices visuels 3D sur un écran pour tenter d'expliquer les phénomènes, il est des expériences qu'on ne peut correctement appréhender que dans le monde réel. Dès lors, l'acharnement à présenter le numérique comme LA solution ultime ne tient plus, sauf si vous prévoyez à terme de remplacer les professeurs par des ordinateurs, sous des raisons fallacieuses de coupes budgétaires, avec un enseignement de type «Star Trek», dans lequel toute émotion ou rébellion des individus sont proscrites, et où les contacts sociaux ne sont plus que formels et informatifs.

Erreur (du) système

Et l'on sent bien, de plus en plus, dans le monde éducatif, que ces foutus professeurs gênent beaucoup le business de certains hommes d'affaires, et ce dès l'enrolement en maternelle, avec 11 vaccins obligatoires qui vont remplir les poches des petits copains. Il faut dire que globalement, ce n'est pas le rôle de l'éducation nationale que de fabriquer des robots corvéables à souhait en manipulant les consciences. Ça, c'est le rôle des médias du CSA, comme on le voit depuis 26 ans maintenant, avec malheureusement toujours autant de succès. La majorité des enseignants sont quand même des gens de bonne foi, conscients de leur rôle social et éducatif, et cherchant réellement à élever la conscience propre et la critique des enfants. Et là, à l'heure où certains européistes osent suggérer qu'il faudrait imiter les écoliers américains, en chantant un hymne européen (au nom de quel principe, sachant qu'il n'y a pas de peuple européen, mais DES peuples européens), on comprend surtout que pour les banksters de Bruxelles, le but de la scolarité est de créer, dès son plus âge, un parfait «citoyen européiste», servile et docile à souhait. Le retrait de l'histoire de France, dans les programmes officiels, démontre bien cette volonté de réécrire la mémoire populaire.

Mieux encore : on utilise les deux dernières guerres mondiales pour justifier d'une construction européenne sensée amener la paix,  - en «oubliant» soigneusement de préciser que l'article 42 du TUE nous place de fait sous la tutelle de l'OTAN, donc de Washington, et que les américains n'ont cessé de mener des guerres toujours plus illégales en nous entraînant dans leur sillage, avec le risque désormais réel d'un conflit planétaire et nucléaire en ligne de mire ! On voit bien jusqu'où le mensonge et la manipulation nous mènent.

Mais pour en revenir au numérique, l'apparition des smartphones en 2007 a complètement changé la donne. D'abord parce que l'accès internet mobile est devenu petit à petit la norme pour beaucoup d'usagers. Ensuite parce que le net s'est enrichi de nombreux sites éducatifs ou informationnels, rendant dès lors la mémorisation «secondaire» côté élèves. Pourquoi en effet apprendre des formules, des dates, ou des conjugaisons, quand l'internet répond en quelques microsecondes à toutes vos questions ? C'est oublié que tôt ou tard, on demande à ressortir des savoirs censés être acquis. Et là, c'est le drame... Mais ce qui frappe le plus, c'est de voir la jeune génération s'accommoder parfaitement de ce mode de fonctionnement, en laissant les notions s'évaporer dès le contrôle de fin de chapitre passé, quand elles ont seulement été apprises.

Le cerveau humain a certes une capacité d'oubli parfois salutaire dans notre vie, mais il n'explique pas le manque d'attention, de concentration et de mémorisation particulièrement flagrants chez nos jeunes. Et là encore, nos écrans ne sont pas étranger à l'affaire. A force d'être en permanence sollicité par SMS, email, et autres systèmes de discussion, en général pour les questions existentielles de type «TéOu ?», «TuFéKoi ?», avec le concours de la photo snapschat la plus débile du jour, il est devenu quasiment impossible, pour bon nombre de jeunes, de rester concentrer 2h sur une simple feuille de papier. On communique pour se rassurer, et si le numérique n'a pas changé la donne de ce point de vue, il a créé une dépendance au doudou numérique absolument effarante. On peut clairement parler d'addiction chez bon nombre d'adulescents, où la punition parentale ultime est la confiscation temporaire du «précieux» !

Maintenant si les adultes eux-mêmes ont déjà du mal à décrocher, week-end compris, pas la peine de s'étonner que leurs ados aient encore plus de mal ! Sur ce point, les récentes dispositions visant à (enfin) interdire les portables au collège et au lycée sont presque surprenantes de bon sens, avec quand même 10 ans de retard sur le phénomène. Mais il y a bien d'autres facteurs qui expliquent la chute libre des résultats scolaires depuis quelques années, au point de voir notre ministère relever chaque année les notes du BAC pour parvenir à ses 80% de réussite, avec l'allègement de l'épreuve dans un proche futur pour mieux cacher la misère.

Ainsi l'interdiction de redoublement sans accord des parents, imposée pendant des années parce qu'un redoublant coûte quelques 30k€ à la collectivité, a donné le signal fort aux jeunes que finalement, s'ils ne rapportent qu'un 7 dans une interrogation où la moyenne de la classe est de 5, c'est qu'ils sont déjà meilleurs que les copains ! L'abandon du système éducatif à viser l'excellence, en donnant la chance, aux élèves en difficultés, de refaire leur année, a logiquement conduit à une baisse généralisée de niveau. Et côté parents, c'est le désespoir et l'impuissance, avec l'abandon en ligne de mire, devant un j'menfoutisme adolescent, qui certes, a toujours existé, mais qui atteint désormais des sommets himalayesques.

Ajouter à cela des situations familiales instables, parfois précaires, avec une situation économique qui ne cesse de s'empirer - pas de quoi motiver un jeune à travailler à l'école. Avec des élèves livrés à eux-mêmes, qui se retrouvent des heures par jour devant la console de jeu, l'ordinateur «jouet», ou la télé barbiturique, il serait peut-être utile de se demander pourquoi le système allemand de l'apprentissage, pourtant exposé aux mêmes contraintes du numérique, continue de fournir d'excellents résultats.

Un autre facteur est la triche. Là encore, pas la peine de se voiler les yeux : le phénomène a toujours existé, mais il faut avouer que les smartphones ont largement facilité la chose, car nos chères têtes blondes savent bien mieux que leurs parents utiliser la technologie pour se faciliter le travail. Ainsi nos jeunes ont une fort propension à se partager les devoirs maison entre eux. Prenez une interrogation de maths sur 3 points du programme, vous verrez instantanément les élèves se regrouper par 3, chacun prenant un point à sa charge, et partageant ensuite ses résultats par internet aux 2 autres. Résultat pour le prof : trois copies quasi-identiques avec les mêmes conneries, et pour les élèves concernés, 2/3 du programme qui passent direct à la trappe ! Quoi ? Vous ne vous en étiez pas aperçu ?

Maintenant si le numérique est un jouet pour la jeune génération, il est aussi un boulet. Jamais le milieu scolaire n'a fliqué la jeunesse comme actuellement. Le moindre écart est signalé aux parents dans les temps les plus brefs, rendant toute sèche ou tout mauvais résultat impossible à dissimuler. En outre, les parents actuels sont quand même de gros amnésiques en puissance, oubliant un peu vite qu'ils ont eux même sécher des cours dans leur primo-jeunesse. Pas juste par défiance pour le système éducatif ou leur propre famille, mais simplement parce que la pression est parfois telle qu'il faut aussi savoir dire merde au système quand celui-ci devient trop oppressant. La vie lycéenne a certes toujours imposé une forte pression, toute génération confondue. Mais ce qui a changé, c'est que le smartphone ne permet plus le droit à l'oubli ou à l'école buissonnière. Il ne permet plus la faute ou tout simplement un minimum légal de liberté.

Et interdire toute liberté d'action et de mouvement à un jeune qui se construit ne peut que conduire à une révolte, affichée ou silencieuse, dont l'infantilisation continue des parents est bien souvent la cause. On exige de nos jeunes un comportement adulte, quasi-militaire, tout en leur annonçant une vie de merde, avec un monde du travail qui se réduit chaque jour à portion congrue. Pas de quoi motiver un ado qui se cherche, et qui n'a encore aucune conscience des impératifs de la vie professionnelle, et de l'utilité réelle des notions scolaires qu'on tend à lui inculquer.

Mais le clou du spectacle, c'est qu'au lieu d'ôter les écrans pour alléger les sollicitations et donc les pressions des copains et de la famille, ce sont désormais les livres papier que l'on retire ! Déjà que bon nombre d'élèves ont du mal à classer correctement leurs cours, voilà qu'on leur enlève le seul support avec une table des matières ordonnée, accessible en quelques secondes. Et les tablettes numériques de constituer sans conteste le plus merveilleux exemple du masochisme numérique de nos dirigeants.

D'abord le matériel : on impose à des familles modestes des portables de merde, payés en partie par la collectivité, avec des processeurs d'entrée de gamme qui trouveront très vite leurs limites dans des applications un peu gourmandes ou dans les études supérieures, obligeant alors les familles à repasser à la caisse. Autant parler de cadeau empoisonné, car c'est bien ce dont il s'agit. Bien entendu : pas de batterie amovible ou de trappe disque dur/ram pour faire durer l'engin, ce qui en fait du jetable à court terme. On ne parle même pas réparation, la moindre panne conduisant directement à la benne !

Ensuite les logiciels : pas UN SEUL LOGICIEL LIBRE installé sur le disque dur ! Sous le couvert d'un partenariat sans appel d'offre, et avec la complicité totale du rectorat, les GAFAM ont ainsi réussi à placer leurs produits dès le plus jeune âge, sans aucune concurrence possible. Et connaissant les cocos, on peut gager que certains de ces appareils ne soient utilisables qu'après avoir créé un compte en ligne, chez le GAFAM respectif, ce qui revient donc à prostituer numériquement l'élève au fournisseur.

Les éditeurs éducatifs sont ravis : numérisés en PDF, leurs bouquins ne sont accessibles que via une connexion internet et un logiciel sécurisé ne permettant pas d'en faire une copie sur le disque dur. Vous avez bien lu : les élèves ne peuvent même pas accéder à leurs livres en mode déconnecté ! En outre, ces livres ont été numérisés en format «brut», non adapté aux écrans informatiques, ce qui rend la consultation assez folklorique à l'usage. Enfin, certains éditeurs n'ont même pas fait de liens entre la table de matière et les pages de leurs livres, ce qui, pour des «pros» du PDF, témoigne au mieux d'une absence de professionnalisme technique, au pire d'un bras d'honneur en règle au client !

Au passage : si quelqu'un a des informations sur le coût de location de ces livres «fantômes», côté éducation nationale, ce serait intéressant qu'il nous les transmette, parce que gaspiller ainsi nos impôts pour aller engraisser des éditeurs qui se reposent tranquillement sur leurs lauriers risque d'intéresser plus d'un contribuable. En outre, une fois l'élève dans le supérieur, on imagine sans peine que l'accès à ses anciens livres de lycée est coupé. Et tant pis s'il en a encore besoin.

Maintenant on vous laisse imaginer la scène suivante. Vous êtes dans un lycée avec quelques centaines d'élèves. C'est le matin. Les cours commencent. Et tout le monde sort sa tablette et va tirer sur le réseau, en même temps, pour aller télécharger son livre de cours ! Déjà pour encaisser la charge, il faut avoir de bonnes installations et de bons administrateurs. Pas de chance : le réseau est en panne, un switch vient de lâcher, EDF vient de faire des travaux dans la rue en coupant la ligne, et le FAI a son matériel qui a sauté dans le NRA, ... Et oui : c'est bien beau le cloud, mais tous ceux qui ont cru à la disponibilité permanente de leurs données en ont été pour leurs frais - les promesses des commerciaux n'engagent toujours que les imbéciles qui y croient.

Ayons aussi une pensée émue à nos jeunes électro-sensibles, et aux mal-de-crânes qu'ils devront subir toute la journée, et toute l'année, à un âge où le corps n'a pas fini son évolution. Car si la PIRE (Puissance Isotrope Rayonnée Équivalente) est limitée à 100mW dans la bande WiFi ISM (2,4 Ghz environ), elle peut théoriquement monter à 500mW dans la bande WiFi U-NII (5 Ghz), sachant qu'un nombre croissant de matériels grand public supportent désormais le 802.11n double bande et le 802.11ac. Avec les collisions engendrées par la simultanéité des connexions dans le bâtiment, le niveau de pollution électromagnétique serait intéressant à mesurer à l'improviste, via des appareils de type Cornet ou autres, histoire de se donner une bonne idée de ce que subit une salle de classe. La causalité entre certains cancers et l'utilisation de portables a beau faire partie des tabous du commerce : on ne balance pas de l'énergie radiative dans la nature sans conséquence pour le vivant.

Avec tous ces défauts, pas la peine de se demander pourquoi les tablettes numériques sont rarement utilisées de manière spontanée par les élèves en dehors des cours. Et ce système de consultation d'être d'autant plus absurde que tôt ou tard, les «précieux» livres des éditeurs finissent numérisés illégalement sur le web ! Tout le monde le sait parfaitement, y compris les éditeurs eux-mêmes. Même feu Steve Jobs, un acharné de la propriété intellectuelle et du secret, avait fini par comprendre qu'empêcher la copie des fichiers via des verrous numériques (DRM) était voué à l'échec. A l'heure d'internet, qui permet de partager des informations, du savoir, de la connaissance pour tous, gratuitement et dans bon nombre de lieux publics, voilà qu'on retourne au Moyen Âge, où la connaissance est la propriété privée d'une minorité, associée à des GAFAM complices pour fabriquer de nouvelles menottes numériques, le tout à la charge du contribuable français ! Complètement débile !

Certes : le livre papier était plus lourd. Mais étrangement, personne n'a jamais pensé à un simple système de casiers individuels, qui aurait de toute façon coûté moins cher à mettre en place, même surveillé par caméra pour éviter les dégradations dans les lycées sensibles, et permis aux élèves d'entreposer sereinement leurs livres, d'une journée à l'autre, sans devoir se taper des kilos de bouquins sur le dos ? Le coût d'un cadenas par famille aurait quand même été bien plus supportable que celui d'une huître numérique jetable «NSA proofed». Ces vieux cons qui n'ont pas de pétrole, ne sont-ils même plus capables d'avoir des idées, tant la corruption aux GAFAM ont emporté ce qui restait de leurs cerveaux de banquiers européistes ?

On admirera, en outre, la merveilleuse hypocrisie de vouloir d'un côté retirer les écrans de smartphones, pour mieux imposer au final des écrans de tablettes... Tout l'art du politique à prendre les gens pour des cons sans qu'ils s'en aperçoivent !

Enfin, cet édito ne serait pas complet sans parler de certains professeurs, qui non content d'être achetés par les GAFAM à coup de licences gratuites, balancent les notes de leurs élèves sur des clouds non souverains sans la moindre considération pour le respect de la vie privée des familles. On a même vu dernièrement des enseignants organiser des sorties de classe dans... des Apple Store ! Inutile de préciser que côté Apple, on a accueilli à bras ouverts cette manne de nouveaux clients en herbe, et qu'on a tout fait pour les convertir rapidement aux produits pommés ! Quant à savoir si les professeurs ont été rémunérés pour apport d'affaire, l'histoire le dira sûrement un jour. Mais ces tristes affaires démontrent surtout que la trahison ouverte des principes de la République, et de l'indépendance de l'école, ne sont pas l'apanage de nos banquiers fous qui ont pris le pouvoir en truquant l'élection de 2017, via la loi Urvoas et la complicité des médias. On retrouve dans la société civile, tout corps de métier confondu, des gens qui ont ouvertement décidé de trahir le pays et leur propre descendance.

Alors, le numérique a t'il tenu ses promesses ? La réponse est évidemment non, et le bilan est sans appel, vu le nombre croissant d'adulescents illettrés, ne maîtrisant même plus leur propre langue maternelle à l'écrit, ni les bases du calcul mental en sortie de BAC. Mais c'est surtout l'oisiveté de la jeunesse qui inquiète, avec un manque de critique, de projection et d'imagination particulièrement marqués, au point d'en offusquer publiquement l'ENA, ce qui prouve bien que le phénomène touche toutes les classes sociales, même les plus aisées. Avec le nombre croissant de reprises de vieux films et musiques dans les arts, faut-il en déduire que le reportage d'ARTE «Demain, tous crétins», est déjà le présent, avec des perturbateurs endocriniens et autres facteurs environnementaux expliquant la baisse généralisée des résultats scolaires ? Tout est possible.

En attendant, la seule chose qui est certaine, c'est que les tablettes numériques sont inutiles en l'état, n'offrent aucun avantage aux élèves ou aux professeurs, coûtent très cher aux contribuables et aux familles, polluent inutilement les établissement en ondes électromagnétiques, polluent inutilement l'environnement avec du matériel jetable à court terme, éloignent de fait les logiciels libres professionnels de la vue des jeunes, et tuent enfin toute indépendance du milieu scolaire censé être la norme ! Et tout cela s'avère d'autant plus futile que bon nombre d'élèves avaient déjà un ordinateur chez eux, souvent plus puissant.

En fait, si les éditeurs n'imposaient pas cette saleté de logiciel privateur de liberté pour brider l'écriture du PDF sur le disque, n'importe quel appareil, smartphone compris, suffirait à consulter les livres en ligne à la maison. Donc au final, on a bien ici demandé au contribuable français de payer la note pour sauvegarder les intérêts du juteux business des éditeurs (et de leurs actionnaires respectifs), et ce alors que ce ne sont pas les ressources pédagogiques qui manquent sur le web, ni en termes de cours, ni en termes d'exercices. Comprenez qu'on aurait parfaitement pu se passer des livres de tous ces charmants éditeurs, et travailler uniquement avec des ressources web faites par des profs, généralement créées sur leurs temps de loisirs - merci à eux.

Bref, on sent bien qu'en haut de la pyramide, ou la corruption généralisée règne en maître, certains ont créé le besoin des tablettes, puis ont arrosé les copains GAFAM pour y répondre, en se versant de copieuses rétrocommissions.

Faut vous dire Monsieur que chez ces gens-là.
On ne cause pas Monsieur, on ne cause pas.
...
...
...
...
...
On compte !
(J. Brel)

(permalien : )

Les éditos :

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